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LES CARNETS DE ROUTE

Chant de Balles au Laos et au Cambodge
Vientiane / Phnom Penh (16 octobre – 20 novembre 2005)

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Lundi 31 octobre
Nous sentons le besoin de travailler cette petite forme dans sa globalité. Aujourd’hui nous faisons deux filages. Ils commencent à nous donner une bonne lisibilité du spectacle. Maintenant qu’un cadre et une trame précise sont mis en place, chacun développe une véritable personnalité.
Nous attendons avec impatience notre première présentation publique de demain afin de saisir les réactions des spectateurs laos.

Mardi 1er novembre
Cet après-midi nous présentons notre travail dans l’école primaire de Mahidiao. Ici seulement quelques adultes pour encadrer quatre cents élèves ; les plus grands s’occupant des plus petits.
Il règne une joyeuse ambiance de fête à la vue du montage de notre petite installation.
Lors de notre repérage, nous n’avions pas remarqué qu’un chantier d’immeuble était mitoyen à la cour de récréation. Nous avons donc pour couvrir la musique et les rires de nos spectateurs quelques sons de bétonneuses, marteaux-piqueurs et autres engins de construction.
Même si les conditions d’écoute ne sont pas idéales, nous partageons un véritable moment de bonheur.
Demain au lycée français de Vientiane, nous attendons deux mille élèves…

Mercredi 2 novembre
Nous voici donc au collège-lycée de Vientiane. En fait il y a quatre mille élèves. Le temps est lourd et humide, heureusement quelques nuages nous épargnent les rayons d’un soleil torride pendant le montage.
Nous tentons de créer un espace scénique plus grand qu’hier. Un bon nombre d’élève nous aide pour le montage tandis que d’autres se réservent leur place de spectateur.
A 15h30, alors que sonne la fin des cours, nous débutons le spectacle. De tout évidence, nous avons un problème au niveau du son. La musique live n’est pas audible tellement il y a de bruit dans la cour de récréation et les sons spatialisés sont à peine perceptibles. Ce que nous avons développé musicalement reste muet et le bon déroulement repose uniquement sur le visuel de nos artistes en scène. Ils arrivent toute de même à capter l’attention de nos jeunes spectateurs en développant davantage un rapport immédiat avec eux.
En fin de journée, nous sommes quelque peu désemparé par cette représentation sans voix… Nous devons à présent trouver comment nous adapter à un environnement très bruyant.
Demain nous jouerons de nouveau dans une école primaire où nous testerons un nouveau dispositif sonore…

 

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